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Poésies |
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Mon inspiration naît le
plus souvent dans mes pannes de sommeil. Soudain, il me vient à l’esprit un
ou deux vers, je me lève pour les écrire sur un cahier d’écolier, de peur de
m’endormir et de les oublier. |
Les deux frères |
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L’enfant avait un rêve (Poème écrit à mon fils Romain, 11ans, suite à un voyage de 8000 Km effectué en Moto en Afrique) |
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L’enfant avait un rêve, il l’a réalisé. On admirait déjà ta sobre élégance. Tu viens d’afficher une belle endurance, En portant père et fils aux portes du désert Et en mêlant ta note au reste du concert. Pour la première fois tu as gravi les cols Et forgé les cailloux en beaux tapis de sols. Ô sublime moto, comment te remercier D’avoir offert ton âme à ce parcours princier ? L’enfant aime la vie, il a su le prouver. Au touriste arrogant, vous montrez sans pitié Les vents de sable et l’implacable aridité. Sur vos cimes, il scruta le pas des animaux Et rechercha l’abri pour un subtil repos. Quand le petit chameau ouvrit la méharée, C’est un roi qu’il mena dans un conte de fée. Ô dunes cathédrales, pourquoi tant d’honneur A garder intacte sa splendide candeur ? L’enfant ouvre son cœur, il est récompensé. Vous étiez si nombreux à boire dans sa main Que vous avez construit sa force pour demain. Jamais le grand mâle en maître de la bande N’avait d’autres humains compris la demande. Il laissa ses femmes entourées de bébés S’approcher doucement des rochers ombragés. Ô singes de l’Atlas, qu’aviez vous donc senti Pour faire au petit d’homme un don si inouï ? L’enfant chante l’espoir, il trouve l’harmonie. Le jeune arabe se glisse dans le ruisseau Et cueille à la main le poisson au fil de l’eau. La confiance qui lia les deux étrangers D’une étonnante pèche les fit messagers. Quand il fallut quitter la paix de cet îlot, Leur rire cristallin éclata en sanglot. Héritiers du bonheur, qu’avez vous raconté Pour remplir de charme cette journée d’été ? L’enfant a des passions, il sait les cultiver. Elle arpente les flancs des gorges du Dadès Et déniche les ksour suspendus en exprès. De ses trois vitesses, il perçut les secrets Pour tenir la route qui serpente en lacets. En croisant les renards, il freina prudemment Et entreprit de les poursuivre lentement. Ô jeep, qui n’a pas succombé aux mitrailles, Avais tu déjà pris un ange au gouvernail ? L’enfant est en danger, mais il est protégé. Dans son habit de chair, il semble si frêle Qu’on le croit soumis aux orages de grêle. Un rôdeur commença à troubler son sommeil, Un serveur malfaisant vint cacher son soleil. Son père bondit, porté par la tendresse, Pour exiger respect et délicatesse. Ô voleurs d’amour, n’aviez vous pas redouté Que le Dieu d’Abraham se place à son côté ? Jeudi 15 août 2002 |
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Aurores
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Un jour, mon petit
Prince....
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